Transition écologique et quartiers populaires. Construire la gouvernance alimentaire territoriale locale : sols, mobilisations populaires et expérimentations. Participez aux journées d’études à Roubaix les 15 et 16 octobre 2020.

Du 15 au 16/10/2020

Les journées d’études ont vocation à interroger les conditions de construction d’expérimentations locales de transition écologique, à partir des pratiques de gouvernance alimentaire territoriale de proximité (jardins partagés, fermes urbaines…) qui s’appuient sur une combinaison d’activité (pédagogique, culturelle, sociale, alimentaire…).

Elles visent à saisir les possibilités d’une démocratisation de ces expérimentations, afin de participer au renforcement du pouvoir d’agir des fractions les plus précarisées de la population et concourir ainsi à la constitution d’une transition écologique populaire.

Ce sont l’occasion également de croiser les réflexions disciplinaires, notamment en sciences du vivant (écologie des sols, évaluation de la productivité agricole urbaine…) et des sciences humaines et sociales (dimensions de gouvernance alimentaire, inclusions des populations locales, etc.).

Trois axes structureront les journées :

  • La résilience des sols : Enjeux écologiques conséquences sociales
  • Gouvernance alimentaire territoriale et Mobilisations sociales-écologiques
  • La transition vue d’en bas 

Ces journées d’études s’inscrivent dans le cadre de deux programmes de recherche-action (Cit’in et CO3)* Elles mobilisent conjointement des chercheurs (géo-environnement, science politique, sciences des matériaux, sociologie), des représentants d'associations (UPC, Collectif du Trichon…), et des acteurs institutionnels (Mairie de Roubaix, Métropole Européenne de Lille…) et mettent l’accent sur les conditions d’une résilience locale à partir d’une expérimentation de constitution de la Ferme circulaire du Trichon (Roubaix, Hauts-de-France).

Contexte 

La transition est devenue une orientation centrale des politiques publiques, notamment en matière d’environnement (en particulier sous le volet énergétique et alimentaire) et de développement des territoires locaux. Plusieurs acceptions de la transition sont possibles (Grandjean, Le Teno, Boulanger, 2015, pp. 1006-­‐1015). Mais comment transitionner ?

Une importante littérature scientifique est consacrée aux conditions de transformation socio-techniques des espaces urbains. Elles travaillent à la promotion des éco-quartiers ou aux innovations techniques favorables à la transformation des pratiques sociales (habitat, mobilité, énergie, alimentation, etc.), sur les dispositifs institutionnels qui organisent et encadrent ces transformations (Charlot-­‐Valdieu, Outrequin, 2014 ; Zélem, Beslay, 2015) ou sur les dimensions participatives (Mermet, 2015). Il convient cependant de prendre la mesure de ces discours performatifs (Villalba, Lejeune, 2015 ; Boissonade, 2015).

Par ailleurs, de nombreuses expérimentations locales de transition écologique s’étoffent d’année en année, notamment à partir des expériences de jardins partagés ou de fermes urbaines. Elles visent à adapter les politiques de la ville aux contraintes écologiques (climat et biodiversité). 

APPEL À CONTRIBUTION

Dans le cadre de cet évènement, un appel à contributions est lancé. Sont attendues des propositions issues des sciences humaines et sociales (sociologie, science politique, géographie, études urbaines, etc.) et des sciences de la géo-ingénierie, proposant une réflexion reposant sur un matériau empirique ou théorique original. Les travaux de doctorant.es seront particulièrement étudiés. Les propositions de communication, de 5.000 signes maximum, préciseront l’axe dans lequel elles s’inscrivent.

La conciliation des objectifs de durabilité sociaux et environnementaux devra être interrogée à partir d’expérimentations in situ (Frémeaux et al., 2014). Il s’agira de questionner les conditions d’une transition qui tienne compte de trois dimensions cumulées :

  • en premier lieu, l’adaptation au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité ;
  • en deuxième lieu, les conditions de production de modalités de coopération entre les acteurs institutionnels, associatifs et les habitants (économie circulaire, activités socialement utiles…) ;
  • en troisième lieu, de participer à une réduction des inégalités sociales sur le territoire, en valorisant les savoir‐faire des habitants, dans le cadre de la promotion de logiques d’entraide.

Elles devront être envoyées avant le 7 juillet 2020 à bruno.villalba@agroparistech.fr (pour demandes complémentaires aussi).

>>> Télécharger l’appel à contribution

Plus d'informations sur le site dédié

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